ANNE DE MOL 

Articles de presse - Publications

Art In Mov  F. Movilliat  2019

Anne DE MOL artiste belge

Un univers percutant !

À l’occasion des Journées du Patrimoine de Brussels et de la thématique « un lieu pour l’art », la Kasba à Watermael-Boitsfort a ouvert ses portes au public. Le succès était au rendez-vous ! Anne DE MOL, sculptrice nous a accueilli dans son atelier à la découverte de ses créations. Des bronzes tantôt aériens dans de gracieux équilibres sur des cerceaux, tantôt hautement perchés sur leurs socles.

Elle a développé sa propre technique de sculpture ou elle entremêle fils et fibres, enrobés d’agrégats blancs dans des formes transparentes, voluptueuses, contemporaines. Elle met en scène des femmes, de manière partielle, des parties de corps... et nous laisse nous emporter, nous plonger dans la grâce des formes suggérées. ...

A côté de ces démarches, elle explore également les embarcations primitives avec sa touche féminine, épurée.

Une artiste aux multiples facettes percutantes et contemporaine.

Un lieu pour l'Art - Journées du Patrimoine de Bruxelles - capitale Urban.brussels Catalogue 2019

 

(...) Enfin, le bâtiment abrite aussi l'atelier d'Anne De Mol où le corps en mouvement est source incontestable de sa démarche artistique.

Ses recherches de peintre l'ont poussée naturellement vers la sculpture , où des corps en déséquilibre occupent l'espace.

Son tissage de fil métallique donne une nouvelle dimension plus légère et tente de rendre visible ce qui nous lie et nous relie.

Bazar Magasine - Spot u art / Ateliers d'artistes   

                                                              

La sculptrice Anne De Mol nous ouvre les portes de son atelier .

Emotions en voie de poésie...

" Ce que j'aime dans mon travail de sculptrice, c'est comprendre le déroulement des mouvements du corps humain, c'est choisir et capter des attitudes et capturer l'instant du geste. Et c'est restituer et partager ces moments d'émotions.

La mise en espace et le cadrage de l'oeuvre sont pour moi des étapes très importantes. Pour qu'une oeuvre existe, il faut qu'elle soit solidaire de son socle.

De là ma fascination pour les chorégraphies et les mises en scène de Trisha Brown.

De là mon intérêt pour les recherches photographiques de Edward Muybridge.

Mon atelier, c'est mon antre où je travaille seule, en silence ou en musique, cela dépend de mon humeur. De toute façon, quand il crée, quand l'inspiration est là, l'artiste a en lui, une musique intérieure.

Le bâtiment où se trouve mon atelier est un ancien hôtel du début du XX siècle réaménagé par la commune en petits appartements et en ateliers d'artistes "

                                                                                                                         

Catherine Husson - Galerie ABC2016 

Anne De Mol, artiste pluridisciplinaire bruxelloise, lauréate du prix P.W. De Muylder en 1994 et du prix du public de Corpus en 2005, expose son travail récent. Si les techniques sont multiples, associant la solidité du bronze à la légèreté du plâtre et du fil de fer, l'humain demeure toujours au centre de ses préoccupations, surtout la femme, dans tout ce qu'elle peut receler de sensualité,  de force mais aussi de fragilité. En équilibre au sommet de constructions tentaculaires, enchevêtrés dans d'inextricables réseaux de fils enrobés de matière, en mouvement ou contemplatifs devant le vaste monde qui les entoure, ses personnages en bronze sont autant d'invitations à sauter à pieds joints dans son univers foisonnant. Une véritable ode à la vie !

Sébastien Marandon -  Automate galerie2012

Une sculpture est autant constituée par ses pleins que par ses vides. Elle accueille une matière et une absence, un dessin est tiraillé entre la lumière et l'ombre, entre un mouvement et son arrêt et la danse d'une main qui caresse et qui écrit. Les sculptures d'Anne De Mol cherchent à capturer un instant en équilibre sur une frontière. Ses sculptures sont des dessins, ses dessins des sculptures : un travail de funambule avec des fils de fer , de zinc ou de cuivre qui lui résistent, se tordent et s'entremêlent. Anne De Mol crée un monde fait de personnages toujours à la limite du déséquilibre, vertige de la liberté. Elle tisse, elle tresse des sculptures en fil métallique par des torsions inattendues et expérimente un chemin nouveau vers la transparence et la légèreté. Cette tension ou cette résistance courbe se dédouble en une continuation de la sculpture, devenant partie intégrante de l'oeuvre, simultanément ombre, peau, corps, souffle. Enfin, les sculptures d'Anne De Mol tentent de rendre visible ce qui nous lie et nous relie. Ses fils ressemblent à des lignes d'écriture, incitent à la lecture de nos fragilités et de nos attachements.

 Anita Nardon - Socles et cimaises - Galerie Alfican - 2009

Il y a quelques années, ses peintures avaient un rythme et des couleurs venus en droite ligne d'Afrique et les corps bien présents, avaient déjà l'apparence d'une sculpture en devenir. Puis la sculpture s'est développée. Petites pièces délicatement structurées, elles étaient un hymne au corps humain. Célébration du mouvement gymnastique ou acrobatique, on y découvrait plus d'un sportif suspendu aux cordes lisses ou traversant l'espace sur un cerceau. L'oeuvre sculptée est devenue plus stable en 2009, les silhouettes à l'arrêt sont encore parfois prises dans un souffle de vent mais les gymnastes se sont regroupés. Ils partagent maintenant les expériences aux équilibres délicats mais l'effort individuel reste perceptible. Anne De Mol travaille sur l'équilibre et la rupture d'équilibre et elle s'avance sur des chemins peu fréquentés.Cela donne, par exemple, une coloration rouge profond à sa palette qui ne contient pas de rouge...la persistance rétinienne n'a pas servi que dans le cinéma car voici une artiste qui sait en tirer profit ...

 

Anita Nardon - Socles et cimaises - Galerie Alfican 2006

Cela fait quelques années déjà qu'on la revoit au Sablon avec son oeuvre duelle : des sculptures qui s'envolent et des toiles qui se lient à la terre.Dans ses peintures, généralement de grandes dimensions, elle utilise les terres, ces tons qui changent selon l'usage qu'on en fait : terre de Sienne ou terre d'ombre.

Dans son approche d'une atmosphère africaine, l'artiste donne une dominante rouge à ses scènes alors qu'il n'y a pas de rouge sur sa palette.

C'est en jouant sur la paresse optique que Paolo Caliari = Véronèse, créa l'illusion de son célèbre vert !

A coté des toiles de dimensions imposantes traversées par des silhouettes féminines, Anne De Mol montre des sculptures de petites dimensions, 12 à 20 cm de haut lui suffisent pour capter le mouvement d'un gymnaste et le présenter dans une sorte d'envol.

Accrochés à un fil de métal, en équilibre sur le vide ou posés sur une balançoire, ces personnages ont énormément de dynamisme.

Ils expriment la force et l'adresse, souvent avec un rapport très clair au jeux du cirque. Et comme pour nous montrer le fond de sa pensée, l'artiste joint des dessins à la craie grasse, silhouettes et nus nettement plus classiques dans des poses souples et équilibrées.

Wim Toebosch - Arts Antiques Auctions - Galerie Alfican - 2003

Depuis trois ans, Anne De Mol fait des petits bronzes à la cire perdue de personnages - le plus souvent des nus parce qu'elle aime le corps de la femme - qui sont en mouvement, en chute libre, en état de flottement, en attitude d'appel ou de protection. Puis, comme en un jeu d'ombres, elle les transpose à l'huile sur toile. En les présentant ensemble, elle nous donne l'impression soit de l'absorption dans l'atmosphère de ses figures sculptées, soit de la pénétration, dans notre monde concret, d'esprits qui on pris forme humaine.

Colette Bertot - L'Echo - Galerie Alfican - 2003

Peinture, sculpture, dessin, la sagesse au rendez - vous.....

Le critique se rengorge, persuadé qu'il a trouvé là un peu de certitude dans une jungle où il est difficile ( et peut-être injuste ) de séparer le bon grain de l'ivraie.

Anne De Mol est de ces artistes discrets, qui peignent et qui sculptent le corps, sans jamais se lasser de remettre sur le métier l'ouvrage. Rodin ne fit que ça .."Rendre à la sculpture l'intégrité de la forme et à l'artiste la liberté de créer."

Comme lui Anne De Mol est passionnée par la vie et la vie c'est le mouvement. Celui qu'elle traduit n'est pas conçu comme un simple geste mais comme une expression de la vie intérieure, comme un élan qui fait onduler la matière.

L'artiste n'enchaine pas les expositions à un rythme accéléré, au contraire, elle les prépare lentement pour que décante l'inspiration.La dernière date de trois ans. Depuis Anne De Mol sculpte la cire parce que la matière est souple . Elle peut étirer une jambe, redresser un buste, modifier un mouvement avant de réaliser l'oeuvre dans le bronze selon la technique de la cire perdue.

Elle crée de la sorte quantité de petits personnages frémissants de vie et épris de liberté.

Couchés, à genoux, assis, en équilibre dans l'espace, ils donnent l'impression fugitive de sortir du temps pour s'inscrire dans la durée. 

Ils portent nom: "Envol", "Tourbillon", " Pirouette " ou "Plage" pour illustrer une plaque ondulante d'où émergent deux têtes ou encore "Miroir" pour évoquer, en bronze, deux personnages longilignes suspendus face à face dans le vide, en parfaite harmonie.

Tout étonnant que cela puisse paraître, les huiles sur toile,  très dépouillées et déclinées dans les tons rouille,  sont nées de la sculpture et non l'inverse.

L'artiste met  les personnages en scène comme on ferait un spectacle. Les sculptures lui servent de modèle et inspirent ses tableaux. Là aussi, le mouvement est essentiel. Les jeux de plans de lumière s'étirent sur la toile en compositions si sobres qu'on les dirait flottant dans l'atmosphère, prêtes à rejoindre leur modèle de bronze tout proche.
Une belle série de dessins au crayon sanguine figure des nus féminins et pudiques dont on pourrait faire les pages d'un livre .Ils voisinent avec quelques encres de chine travaillées au pinceau en éventail pour donner au modèle souplesse, volume et ce rien de mystère que seul l'artiste connait.

Wim Toebosch - Arts Antiques Auctions ART BRUXELLES - Galerie Alfican - 2000

La Belgique a connu son heure de gloire, au début du siècle, avec ses grands graveurs de bois : Masereel, Cantré et Minne. Anne De Mol s'est nourrie de leurs leçons pour ses peintures et ses dessins, et aussi des préceptes du cubisme.Mais elle exploite son monde bien à elle: le corps de la femme, dans ses attitudes intimes et ses volumes que le blanc et noir ou un choix judicieux de couleurs chaudes et contrastées intensifient dans le sens d'une sensualité détendue et offerte .

Stéphane Rey - L'Echo -Galerie Alfican - 2000

Nus sages et graves ..

Les oeuvres de Anne De Mol sont sages, graves, pleines de mesure et de pudeur.Ce sont des nus féminins, vus généralement de dos, ou sous des angles discrets, éclairés d'une lumière diffuse et économe, qui leur confère une espèce de sévérité, marquée par la rigueur des traits d'un cubisme bien assimilé. Peintures en noir et blanc, ou dans les tons de brun rosés, ses femmes lisent, rêvent, adossées à des coussins bleus ou beiges, dans des divans où des des gris, des verts pâles inattendus, des noirs viennent animer un peu une coloration sépia. Les personnages de l'artiste sont bien construits, plutôt distants, un peu anguleux parfois, mais aisément identifiables.

Emile Kesteman - "Les Elytres du Hanneton " Galerie Alfican - 2000  

Des nus d'une étonnante souplesse baignés dans une chaude atmosphère lyrique grâce à la monochromie des compositions.

L'artiste a le sens des volumes et leurs articulations. Elle donne l'impression d'avoir démonté le réel d'un oeil d'architecte. La lumière y joue un rôle essentiel. Elle n'émane pas des êtres et des choses comme dans le luminisme, mais elle y est déversée avec tendresse comme d'un point imaginé par la femme - peintre. Ainsi l'artiste donne un relief particulier à ses modèles et recrée l'esprit ludique de l'atelier où elle travaille à Watermael-Boitsfort. Dans chaque composition il nous est loisible de procéder à de savants découpements permettant à l'amateur raffiné de découvrir, un, deux, voire trois oeuvres supplémentaires. On ne s'arrête jamais à une seule lecture ou perception du support à la fois graphique et pictural. Cela nous procure une impression de liberté et de légèreté, liée à une certaine délectation essentielle de notre univers.

Anita Nardon - "Saison" - La Petite Galerie - 1999

Anne De Mol à la petite Galerie aime les nus campés en couleurs cuivrées. On pourrait parler d'africanité et de fauvisme avec une pointe de cubisme mais une touche très personnelle souligne les corps immobiles. Les nus statiques donnent l'impression du mouvement par le rythme juxtaposé avec peu de fusions. Quant à la lumière venue du fond, elle rayonne de chaleur dans chaque tableau. En parallèle, des céramiques de F. Jernander jouent le jeu de l'exotisme et sont en harmonie avec la peinture.

Wim Toebosch - Art Bruxelles - La petite Galerie - 1999

La peinture d'Anne De Mol renoue avec la manière d'un certain post - cubisme des années 20 : découpes franches, zones d'ombres bien marquées et contrastes sur base chromatique de rouges, bruns et de jaunes . Le thème, le nu anonyme, fait figure d'objet posé à l'endroit qui convient afin, non pas de créer une ambiance, une vérité psychologique mais un heureux équilibre spatial...

Stéphane Rey - L'Echo - Galerie Alfican- 1998

Or et sépia ;

Oeuvres de méditation, marquées par un sentiment de mesure, de pudeur et de gravité, les nus d'Anne De Mol, toujours vus de dos, sont éclairés d'une lumière diffuse et parcimonieuse, qui leur donne une sorte de sévérité,où se décèle le souvenir d'un cubisme bien ordonné.

Les formes féminines, dressées, assises ou rarement étendues, sont présentées seules ou en groupe, ou doublées par le jeu d'un miroir, plongées dans une réflexion profonde ou attentives au geste qui mettra fin à leur immobilité. Elles sont toujours disposées à prendre place dans la vie, dont la pose les a distraites, et s'accommodent d'une luminosité sans éclat, mais non sans chaleur. En des lieux imprécis, hantés de personnages hermétiques où passe parfois, de bouche à oreille, un propos rapide, un message chuchoté, qui ne provoque point d'émoi mais qui doit avoir une certaine consistance pour être ainsi proposé. Et ces grandes filles, qu'on dirait venues d'Afrique, tout exprès pour nous apporter un mystère, commencent à susciter l'intérêt.

Stéphane Rey - L'Echo - Galerie ALFICAN - 1996

Corps et lumière

Les peintures d'Anne De Mol sont marquées avant tout par la mesure , la retenue et la gravité. L'artiste se consacre surtout aux nus féminins mais ceux-ci ne sont chez elle que prétextes à jouer sur les formes, les ombres, les reflets, la diversité des éclairages. Pas question de séduction, ni de contenu psychologique. Bien construits, ses personnages, seuls ou groupés, ou doublés par le jeu d'un miroir, sont plongés dans une réflexion profonde ou attentifs au signe qui mettra fin à notre attente. Debout ou assises, très rarement couchées, toujours prêtes à reprendre place dans la vie, dont la pose les a distraites, ces femmes construites avec rigueur comme des pages de croquis préparatoires vigoureusement tracés, baignent dans une atmosphère assez sombre où dominent les tons de brun et de sépia, éclaircis des lueurs diffuses

d'une lumière parcimonieuse qui en fait les mystérieuses habitantes d'une pénombre ou se décèlent des souvenirs du cubisme.

Intérieurs secrets, hantés de personnages hermétiques, où parfois des rouges sombres, des gris bleutés et des plages de lumière claire viennent secouer l'espèce de torpeur résignée qui règne en ces lieux de méditation.

Marie Pok - L'évènement  295- Galerie Alfican - 1996

Anne De Mol à la galerie Alfican

Depuis 1987, Anne De Mol revient tous les deux ans exposer ses oeuvres sur la Place du Sablon. Ses nus aux couleurs fauves ne tolèrent aucune mollesse. Les traits secs qui définissent le contour des corps ne sont pas sans rappeler les gravures expressionnistes .

Stéphane Rey - L'Echo - Galerie Alfican -  1994

Deux jeunes femmes..

(...) Une grande probité de métier, une imagination qui ne se disperse point, un souci de la sobriété de la couleur qui va de pair avec une recherche constante des effets de la lumière. L'artiste se consacre presque uniquement au nu féminin, mais les personnages qu'elle met en scène, seuls ou groupés, ne s'imposent pas à notre souvenir. Elle évoque des "moments", la diversité des éclairages et il lui arrive de baptiser " Clairière" des pages qui n'ont rien de forestier, mais où le corps évoqué n'est qu'un prétexte aux jeux subtils des lueurs diffuses et des reflets.

Souvent des pages presque sévères, plongées dans les colorations sépia se trouvent caressées de garance ou de vermillon.

Art sérieux, plein de mesure et de gravité.

Wim Toebosch - Art Agenda (AAA) - Galerie Alfican - 1994

Anne De Mol en peinture et L. Sentjens en sculpture ont choisi la femme - et son corps qui inspire les artistes depuis quelques millénaires - pour cette exposition de reprise des activités de la galerie . En noir et blanc ou en couleurs, ou en bronze et donc en volume, l'image de la femme permet une infinité d'attitudes et d'expressions que ces deux artistes féminines captent avec un évident bonheur .

Wim Toebosch - Art Agenda (AAA) - Galerie Alfican - 1989

Anne De Mol a le trait nerveux et incisif, une vision anguleuse sur son entourage, une sûreté de mise en page qui donne une forte présence à ses dessins.